Frederic Ozanam

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  “Un homme n'est vraiment digne de ce   nom que lorsqu'il est capable d'avoir le   souci de son semblable”       Bienheureux Frédéric OZANAM

Nom: OZANAM
Prénom: Frédéric
Pays: France
Naissance: 23.04.1813 à Milan
Mort: 1853 à Marseille
Etat: Laïc - Marié - Fondateur
 
 
 
Note: D'une famille lyonnaise. Etudes de droit et de lettres. 1833 fonde la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Professeur à la Sorbonne. Se marie avec Amélie Soulacroix. Ils ont une fille unique: Marie.
Béatification: 22.08.1997 à Paris par Jean Paul II
Fête: 8 septembre
 
 

Notice

Dès l'année 1983, Jean Paul II déclare: "Il nous faut remercier Dieu pour ce cadeau qu'il a fait à l'Eglise en la personne d'Ozanam. On demeure émerveillé de tout ce qu'a pu entreprendre pour l'Eglise, pour la société, pour les pauvres, cet étudiant, ce professeur, ce père de famille, à la foi ardente et à la charité inventive, au cours de sa vie trop vite consumée!" Et le Pape de souhaiter qu'il soit mis au rang des bienheureux et des saints: chose faite en 1997 à Notre-Dame de Paris, première béatification dans cette cathédrale.

Frédéric Ozanam naît à Milan en 1813. Son père est un médecin d'un dévouement inlassable envers ses malades, épris de science et d'art, d'une foi profonde; sa mère est charitable: il avait de qui tenir! Cependant, à 15 ans, collégien à Lyon, il traverse une crise de la foi, car à cette époque, veille de la révolution de 1830, le climat est anti-clérical et agressif vis-à-vis des élèves croyants. Mais son professeur de philosophie, un prêtre, le remet sur pied en lui montrant que la foi et la science ne doivent pas s'exclure l'une l'autre. "C'est ébranler le christianisme, dit-il, que d'attaquer la raison humaine." Désormais, Frédéric s'engage devant Dieu à vouer ses jours au service de cette vérité qui lui a donné la paix. A 17 ans, il commence à travailler comme clerc d'avoué et doit endurer "les blasphèmes et les conversations infâmes" de ses camarades, mais maintenant, sa foi est solide et il ressent "un immense besoin de religion, et non seulement de christianisme, mais de catholicisme encore". Dès son plus jeune âge, il a eu l'intuition qu'il fallait combattre sur deux fronts: celui de la science et celui du secours social. Car en ce début de l'ère industrielle, il voit le peuple écrasé par la classe possédante. Devant le tableau de la misère, il comprend qu' "il faut joindre l'action à la parole, affirmer par des œuvres la vitalité de notre foi". Avec d'autres amis lyonnais montés à Paris comme lui, il fonde une "Société de charité". La première réunion a lieu le 23 avril 1833; il a juste 20 ans. Cette société deviendra la "Société de Saint-Vincent-de-Paul". C'est la sœur Rosalie Rendu (des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, béatifiée par Jean Paul II le 9 novembre 2003) qui leur fait connaître les pauvres du quartier Mouffetard. En 1835, pour défendre le catholicisme face à la critique rationaliste virulente, il demande à l'évêque d'établir des conférences publiques et en cette année-là, grâce à son initiative, Lacordaire commence les Conférences de Carême de Notre-Dame.

A 27 ans, il est docteur en droit et en lettres. Professeur suppléant de littérature comparée à la Sorbonne, il étudie François d'Assise et Dante. Il prépare ses cours avec le plus grand soin et les donne avec une fougue communicative: ce tout jeune professeur est ovationné par ses élèves. On lui reproche d'aborder des sujets religieux à la Sorbonne et on l'appelle "le théologien", à quoi il répond: "Je ne suis pas théologien mais j'ai l'honneur d'être chrétien": Il ne cache jamais sa foi. A la même époque, il épouse Amélie Soulacroix, fille du recteur de l'Académie de Lyon, dont il a une fille unique: Marie.

En 1848, il pressent que les inégalités sociales et les injustices préparent un choc terrible: "D'un côté la puissance de l'or, de l'autre la puissance du désespoir." Le devoir du chrétien est de s'interposer en "médiateur" pour "empêcher, au moins pour amortir le choc". Contrairement à la révolution de 1830, celle de 1848 ne sera pas anti-cléricale. L'action des chrétiens sociaux y est sans doute pour quelque chose. Il fait bon accueil à la République, lui, l'ancien monarchiste: "Au fond la devise de la République: liberté, égalité, fraternité, c'est l'Evangile même". Homme ouvert, il ne veut pas que la religion se cantonne dans une minorité bourgeoise, ni dans un parti, elle doit aller aux masses, aux pauvres que le Christ a déclarés bienheureux. "Passons aux Barbares!" s'écrie-t-il. Accent prophétique qui sera peu écouté. Il lance un journal "l'Ere nouvelle" qui disparaît l'année suivante en 1849. Il se présente comme député avec un beau programme: échec. Mais il demeure un des pionniers du catholicisme social qui sera confirmé par "Rerum novarum" en 1891. Il meurt, trop tôt, à 40 ans. Béatifié lors des JMJ de Paris en 1997, il laisse aux jeunes de notre époque un message de courage dans le témoignage.